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COMMENT FAIRE « SON MARCHÉ » PARMI LES TRIBUNAUX DE FRANCE POUR DEFENDRE LA MEMOIRE DE MICKAEL JACKSON ?

Le 09 juillet 2019

Trois associations, dont l’une ayant son siège dans le Loiret, ont saisi le Tribunal d’Instance d’Orléans et sollicitent chacune 1 Euro de dommages et intérêts contre les deux dénonciateurs de la mémoire de la défunte vedette, depuis le documentaire de mars 2019 sur la chaîne M6.

 

Dans ce reportage, deux hommes désormais d’âge mûr ont évoqué les relations sexuelles plus ou moins consenties que leur aurait imposées le chanteur.

 

Outrées, ces associations, dont une « association cultuelle reconnue comme telle par le préfet » tentent d’utiliser la protection qu’il considère comme étant due aux personnes décédées par le Code Civil protégeant la « mémoire des morts ».

 

Elles considèrent absolument diffamatoires et injurieux les révélations évoquant des relations sexuelles du chanteur avec ces jeunes et parfois très jeunes garçons.

 

Selon ces associations, on ne peut se livrer contre un « défunt à l’accusation d’infraction pénale ».

 

Leur tâche est actuellement facilitée, car les deux défendeurs vivant aux Etats-Unis n’ont pas pris la peine de faire assurer leur défense par un avocat, et de plus l’exécuteur testamentaire de feu Mickael JACKSON les soutient.

 

Or, on peut s’étonner du choix du Tribunal d’Instance d’Orléans, alors que, majoritairement les fans de Mickael JACKSON habitent Paris ou la région parisienne ?

 

Il s’agit manifestement d’une option stratégique qui tient peut-être compte d’une étude approfondie de la jurisprudence du Tribunal d’Orléans, et plus probablement de sa Cour d’Appel.

 

En effet, l’élection d’Orléans peut apparaître étrange mais elle s’explique.

 

S’il y a appel de la part des défendeurs, « une belle affaire » sera alors évoquée devant la Cour et on peut penser que ces Américains prendront alors la peine de choisir enfin un avocat pour les représenter.

 

En revanche, on peut s’étonner d’un tel déploiement de forces pour un préjudice évalué à seulement 1 Euro… alors que la compétence du Tribunal d’Instance peut aller jusqu’à 10.000 Euros de réparation ?

 

Quoi qu’il en soit, on attend avec impatience la décision à laquelle Madame le Juge d’Instance va consacrer ses vacances d’été puisqu’elle a « promis » de rendre son jugement le 4 octobre 2019, comme l’évoque le Journal « La République du Centre » dans sa livraison du vendredi 5 juillet dernier.

 

 

Philippe CHALINE

Le 9 juillet 2019